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Manifiesto en apoyo a MOHAMED DOGGUI y a la libertad de expresión / Manifeste de solidarité et soutien à MOHAMED DOGGUI et à la liberté d'expression

En estos días hemos recibido, con gran inquietud, la preocupante información acerca del proceso judicial abierto en Túnez contra el hispanista y poeta tunecino, Mohamed Doggui, profesor en la Facultad de Letras, Artes y Humanidades de la Universidad de la Manouba.

En este proceso, el escritor Mohamed Doggui, está siendo imputado por la justicia tunecina por haber cometido un presunto delito de "difamación" por las sátiras que viene publicando regularmente en su página de Facebook, destinada a la poesía, así como un delito de "ultraje a la moral pública y buenas costumbres" por haber empleado la expresión malsonante "hijos de puta" en su poema titulado "Eufemismo: los H.P."

La Declaración Universal de Derecho Humanos (DUDH) y el Pacto Internacional de Derechos Civiles y Políticos (PIDCP), garantizan el derecho a la libertad de expresión, ambos en su artículo 19: "Todo individuo tiene derecho a la libertad de opinión y de expresión; este derecho incluye el de no ser molestado a causa de sus opiniones, el de investigar y recibir informaciones y opiniones, y el de difundirlas, sin limitación de fronteras, por cualquier medio de expresión". La libertad de expresión es fundamental porque ella sustenta otros derechos humanos para que éstos puedan ser realizados. Es por ello, que la comunidad internacional viene reconociendo a la libertad de expresión y a la libertad de información como algunos de los más importantes derechos humanos.

Cualquier democracia respetable y consolidada no puede contribuir, de ninguna manera, a la censura y a la intimidación, encaminadas a la limitación de la libertad de expresión, pues ésta es la manifestación real y concreta de la mayor de las libertades de los seres humanos: la libertad de pensamiento.

El creador ha sido históricamente un referente social. Eclipsarlo supondría fracturar el tejido vertebrador de las sociedades e interceptar el progreso. Todo creador, utilizando la forma de expresión que le ha sido conferida, se compromete a valerse de la palabra para explicar el mundo. Desde la Asociación Internacional Humanismo Solidario reivindicamos el compromiso del creador con la sociedad y con la historia, que viene a ser compromiso con la palabra y con la vida, desde la resistencia y la vinculación, como actos de responsabilidad por el "otro", aceptando que ética y estética conforman la cara y la cruz de una misma moneda. El arte exige una irrecusable toma de conciencia que propone como afán de su creación y pensamiento al ser humano.

Entendemos que la demanda abierta contra Mohamed Doggui, dirigida a acallar una voz discrepante y divergente, bajo el inane argumento de que sus textos y expresiones obscenas contribuyen a pervertir a la sociedad y a los jóvenes estudiantes, es una clara advertencia que intenta intimidar al escritor y, por ende, servir de ejemplo para otros, convirtiéndose en un flagrante episodio contra la libertad de expresión, que protegen la Declaración de los Derechos Humanos y los acuerdos y tratados internacionales.

Desde la Asociación Internacional Humanismo Solidario, que es una corriente crítica e intelectual de personas libres que asumen el uso de la palabra como obligación social bajo los irrenunciables principios del compromiso y el comportamiento ético, venimos a mostrar nuestro apoyo al escritor tunecino Mohamed Doggui y manifestamos nuestra preocupación por este proceso judicial abierto que podría suponer un retroceso en el camino hacia las libertades emprendido por el noble pueblo tunecino, desde su vocación democrática, antorcha de la primavera árabe.

 


Manifeste de solidarité et soutien à MOHAMED DOGGUI et à la liberté d'expression

Ces derniers jours, nous avons reçu, avec beaucoup de préoccupation, l'information concernant la procédure judiciaire engagée, en Tunisie, contre l'hispaniste et poète tunisien, M. Mohamed Doggui, professeur de la Faculté des lettres, des arts et des humanités de la Manouba.

Dans cette procédure, la justice tunisienne impute à l'écrivain Mohamed Doggui un prétendu délit de diffamation à travers les satires qu'il publie régulièrement dans sa page de Facebook, consacrée celle-ci à la poésie, et un délit d'outrage à la morale publique et aux bonnes mœurs pour avoir usé de l'expression grossière " Hijo de puta " (fils de pute en espagnol) dans son poème intitulé " Eufemismo : los H.P" (" euphémisme : les F.P " )

La déclaration universelle des Droits de l'Homme (DUDH) et le Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP) garantissent le droit à la liberté d'expression, dans leurs respectifs articles 19 : " Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considération de frontière, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit ". La liberté d'expression est fondamentale, elle représente la base et le pilier pour l'accomplissement d'autres droits humains. C'est dans ce sens que la communauté internationale reconnaît la liberté d'expression et d'information comme étant les droits humains les plus importants.

Toute démocratie respectable et consolidée ne peut pas participer, sous aucun prétexte, à la censure et l'intimidation engagées pour limiter la liberté d'expression, sachant que celle-ci est la manifestation réelle et concrète de la liberté majeure des être humains : La liberté de pensée.

Historiquement, l'artiste créateur a été toujours un référent social. L'éclipser supposerait la fracture du tissu structurant des sociétés et l'interception du progrès. Tout créateur, utilisant la forme d'expression qui lui a été conférée, s'engage à tirer partie des mots pour expliquer le monde. Depuis l'Association international humanisme solidaire, nous revendiquons l'engagement du créateur vis-à-vis de la société et de l'histoire, vis-à-vis de la parole et de la vie, depuis la résistance et l'implication, comme actes de responsabilité pour " l'autre ", acceptant que l'éthique et l'esthétique constituent les deux faces d'une même médaille. L'art exige une irrécusable prise de conscience qui propose l'être humain comme cible de sa création et sa pensée.

Nous concevons la plainte portée contre Mohamed Doggui, et dirigée à faire taire une voix dissidente et divergente, sous argument que ses textes et expressions obscènes contribuent à pervertir la société et les jeunes étudiants, clairement comme un avertissement qui tente d'intimider l'écrivain, en plus de servir d'exemple à d'autres, se transformant en un flagrant épisode contre la liberté d'expression protégée par la Déclaration des droits de l'homme et les accords et traités internationaux.

Depuis l'Association internationale humanisme solidaire, un courant critique et intellectuel de personnes libres qui assument l'usage de la parole comme obligation sociale sous les principes inaliénables de l'engagement et du comportement éthique, nous présentons notre soutien à l'écrivain tunisien Mohamed Doggui et nous manifestons notre préoccupation vis-à-vis de cette procédure judiciaire qui pourrait supposer un recul sur le chemin des libertés où s'est engagé le peuple tunisien, flambeau du printemps arabe, depuis sa vocation démocratique,.